Édito de Votre Semaine

PRENDRE MARIE CHEZ SOI

« Voyant ainsi sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère: “Femme, voici ton fils”. Il dit ensuite au disciple: “Voici ta mère”. Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.»(1)
« Prendre Marie chez soi », c’est l’invitation pressante du mois d’octobre, mois du Rosaire.

Mais qu’est-ce que cela veut dire « Prendre Marie chez soi » ?
«Au sens spirituel, prendre Marie chez soi : (c’est) la prendre comme compagne et comme conseillère, en sachant qu’elle connaît mieux que nous quels sont les désirs de Dieu à notre sujet. Si nous apprenons à consulter et à écouter Marie en toute chose, elle devient vraiment pour nous la maîtresse incomparable dans les voies de Dieu, qui enseigne par l’intérieur, sans bruit de paroles.» (2)

De quel moyen user pour « Prendre Marie chez soi » ? En poursuivant ou en retrouvant l’usage de notre chapelet qui bien souvent s’ennuie, oublié au fond de nos tiroirs, de nos sacs ou de nos poches.
Quelles sont les effets de la prière du chapelet ?
D’une part, la prière du chapelet nous conduit avec Marie au mystère de notre Seigneur Jésus-Christ. Benoit XVI disait que «… cette prière nous aide à placer le Christ au centre, comme le faisait la Vierge, qui méditait intérieurement tout ce qui se disait sur son Fils, et ensuite ce qu’Il faisait et disait. Quand on récite le chapelet, on revit les moments importants et significatifs de l’histoire du salut; on parcourt de nouveau les différentes étapes de la mission du Christ. Avec Marie, on tourne son cœur vers le mystère de Jésus.»(3)

D’autre part, ainsi que l’exprimait le saint pape Jean-Paul II, «… il devient naturel d’apporter à cette rencontre avec la sainte humanité du Rédempteur les nombreux problèmes, préoccupations, labeurs et projets qui marquent notre vie…Méditer le Rosaire consiste à confier nos fardeaux aux cœurs miséricordieux du Christ et de sa Mère… nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les événements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Église, de l’humanité, c’est-à-dire nos événements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur… la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine.» (4)

Enfin, pour le futur pape Jean-Paul Ier prier avec le chapelet, expliquai-il, «c’est être, au moins pendant une demi-heure, devant Dieu ce qu’en réalité je suis, avec ma misère et avec le meilleur de moi-même, … (c’est) sentir surgir du fond de mon être l’enfant d’autrefois, qui veut parler, causer, aimer le Seigneur, et qui sent parfois le besoin de pleurer pour que lui soit accordée la miséricorde… Le rosaire, prière simple et facile, m’aide parfois à redevenir un enfant, et je n’en ai pas honte du tout.» (5)

Certains diront peut-être que le chapelet, le rosaire, ce n’est que répétition.
Sans doute, mais bienheureux père de Foucauld ne disait-il pas : «L’amour s’exprime par peu de mots, toujours les mêmes, qu’on répète sans cesse.»

Que Marie, notre Mère, demeure toujours chez vous

Père Manuel RAGUET, Vicaire

(1) Jean 19, 26-27
(2) Père Raniero Cantalamessa – Quatrième prédication de Carême du 3 avril 2020.
(3) Benoit XVI, Discours à Sainte-Marie-Majeure, 3 mai 2008.
(4) Saint Jean-Paul II, Lettre apostolique ROSARIUM VIRGINIS MARIAE du 16 octobre 2002.
(5) Albino Luciani, Patriarche de Venise, futur Pape Jean-Paul Ier, IVe centenaire de la Fête du
Rosaire, octobre 1973.

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« Extraits »  Prière du Pape François pour tous les migrants (Ile de Lesbos)
« Dieu de Miséricorde, Père de tous les hommes,
réveille-nous de notre sommeil d’indifférence !
Ouvre nos yeux à leur souffrance,…
…Puissions-nous partager avec eux les bienfaits
que nous avons reçus de ta main,… »


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