Édito de Votre Semaine

LA VIE TRANSFORMEE…

À la fin d’octobre, lorsque vents et pluies d’automne achèvent de dépouiller les arbres de leurs dernières feuilles, la fête de Toussaint n’est pas loin… Dans les médias, on ne manquera pas d’évoquer la vente des chrysanthèmes, ou quelque reportage sur la mort et ce qui l’entoure…

Chaque culture, il est vrai, honore les morts d’une manière ou d’une autre. Bien sûr, les chrétiens que nous sommes le font aussi, mais en célébrant d’abord la Toussaint et cela change tout! Au cours de la Messe, en récitant le « Je crois en Dieu », nous affirmons:

« Je crois à la vie éternelle ».

Mais que croyons-nous en disant cela ?

-Nous croyons d’abord ce que toute la Bible ne cesse de proclamer: Dieu n’est pas une idée ou une sagesse; Il est LA VIE. Il est à l’origine de toute vie, communiquée à toutes les créatures vivantes que sont les animaux, les plantes et de façon éminente à l’homme «créé à sa ressemblance»(Genèse 2,7).

-Le don que Dieu fait à l’Homme, Sa créature, c’est de le destiner à partager sa propre Vie: bien sûr, l’être humain a un corps, qui, comme celui des autres vivants, est appelé à disparaître un jour. Mais chacun d’entre nous, le petit enfant qui vient de naître, ou le vieillard qui a longtemps vécu, cette personne handicapée ou ce malade sur son lit d’hôpital, ne sont pas seulement un corps jeune ou vieux, malade ou en bonne santé, mais bien une personne, qui vit, qui souffre, qui aime…un enfant de Dieu: «Voyez de quel grand amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu ; et nous le sommes!» (1 Jean 3,1).

-Si le corps disparaît à nos sens, la personne elle, qui est unique, (il ne peut y avoir plusieurs vies successives) est appelée à vivre « éternellement » dans cette vie que le Christ nous a promise: «Dès à présent, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que, lorsqu’il paraîtra, nous lui serons semblables» (1 Jean 3,2).

-Ce corps, auquel nous tenons tant, sujet des plus grandes joies comme des plus grandes douleurs, est donc appelé à ressusciter au dernier jour pour devenir pareil au corps glorieux du Seigneur Jésus ressuscité.Ainsi, pour les Chrétiens, la «fête des morts» n’a de sens que dans la lumière du matin de Pâques, car «avec la mort, la vie n’est pas détruite, elle est transformée»! (préface des défunts n°I)Mais au fait, qu’est-ce que la vie éternelle? Dans sa prière sacerdotale, au moment d’entrer dans sa Passion, Jésus dit: «La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ»(Jean 17,3).Connaître Dieu, c’est éprouver, avec tout son être, c’est faire l’expérience de Sa présence et de Sa proximité, dans les joies comme dans les épreuves. Et cela n’est pas pour un avenir plus ou moins lointain et mystérieux: c’est dès aujourd’hui et chaque jour que nous sommes invité à le vivre. Vivant de la vie même de Dieu, nous participons déjà à sa sainteté, dans la communion des saints qui nous précèdent. Leur témoignage est précieux pour nous qui sommes en chemin: il nous stimule à répondre par toute notre vie à l’amour de Dieu «de qui nous tenons la vie, la croissance et l’être»(Préface eucharistique des dimanches n°VI).

             Sébastien Catrou
(curé)

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« Extraits »  Prière du Pape François pour tous les migrants (Ile de Lesbos)
« Dieu de Miséricorde, Père de tous les hommes,
réveille-nous de notre sommeil d’indifférence !
Ouvre nos yeux à leur souffrance,…
…Puissions-nous partager avec eux les bienfaits
que nous avons reçus de ta main,… »


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