Édito de votre curé

En chantiers

Nous voici donc en chantiers ! Celui de la maison inter-paroissiale à Saint-Père-en-Retz dont la première pierre était posée le 7 septembre. Et celui du presbytère de Saint-Brevin, lieu d’habitation des prêtres, dont l’état nécessitait bien une cure de jouvence !

Mais il y a d’autres chantiers, ceux- ci ecclésiaux et spirituels, qui nous attendent. S’il est entendu que la construction des bâtiment est affaire de professionnels, leur usage au
contraire dépend de chacun de nous.
Il s’agira au cours des mois à venir de construire un projet pastoral pour que nos paroisses tirent profit des édifices de pierre pour porter le souci de la formation, de l’annonce de la foi, de la rencontre avec Jésus, du service…
Et puis il y a celui du « Synode sur la synodalité » voulu par le pape François et qui nous invite à notre niveau à réfléchir à la façon dont nous faisons route ensemble, en
impliquant au-delà des pratiquants réguliers. Nous en reparlerons !
Enfin celui de la liturgie avec l’appropriation du nouveau Missel Romain qui contient les prières de la messe et dont certaines formules vont changer à partir du temps de l’Avent. Une belle occasion nous est offerte pour redécouvrir le sens des rites que nous célébrons : un véritable trésor !
En tout cela, il s’agit toujours de bâtir ensemble – et non pas chacun de son côté. Tous nous sommes appelés à apporter notre « pierre vivante » à « la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes et dont « la pierre angulaire est le Christ
Jésus » (saint Paul aux Éphésiens 2, 20)

Père Sébastien CATROU, curé

À l’heure où la rentrée nous invite à nous retrouver et à se renouveler, cette adresse du pape François aux jeunes lors de la veillée finale des JMJ à Panama (26 janvier 2019) nous donne quelques pistes vigoureuses et joyeuses pour être des communautés vivantes et accueillantes à tous !

La vie que Jésus nous offre est une histoire d’amour, une histoire de vie qui veut se mêler à la nôtre et plonger ses racines dans la terre de chacun. Cette vie n’est pas un salut suspendu « dans les nuages » attendant d’être déversé, ni un exercice mental fruit de techniques de dépassement de soi. Le salut que Dieu nous offre est une invitation à faire partie d’une histoire d’amour qui se tisse avec nos histoires ; qui vit et veut naître parmi nous pour que nous puissions donner du fruit là où nous sommes, comme nous sommes et avec qui nous sommes. C’est là que le Seigneur vient… il est le premier à dire « oui » à notre vie, à notre histoire, et il veut que nous aussi disions « oui » avec lui.
Dire « oui » au Seigneur, c’est oser embrasser la vie comme elle vient, avec toute sa fragilité, sa petitesse et, souvent, avec toutes ses contradictions et ses insignifiances. Cela signifie embrasser notre patrie, nos familles, nos amis tels qu’ils sont, aussi avec leurs fragilités et petitesses. Embrasser la vie se manifeste aussi quand nous accueillons tout ce qui n’est pas parfait, mais non pas moins digne d’amour.
Parce que seul celui qu’on aime peut être sauvé. Tu ne peux pas sauver une personne, tu ne peux pas sauver une situation, si tu ne l’aimes pas. Pour cela nous sommes sauvés par Jésus : l’amour du Seigneur est plus grand que toutes nos contradictions, que toutes nos fragilités et que toutes nos petitesses. Mais c’est précisément à travers nos contradictions, nos fragilités et nos petitesses qu’il veut écrire cette histoire d’amour. Le premier pas consiste à ne pas avoir peur de recevoir la vie comme elle vient, ne pas avoir peur d’embrasser la vie comme elle est. Rêver l’avenir, c’est apprendre non seulement pour quoi je vis, mais aussi pour qui je vis, pour qui il vaut la peine de dépenser ma vie.
L’Evangile nous apprend que le monde ne sera pas meilleur, parce qu’il y aurait moins de personnes malades, moins de personnes faibles, moins de personnes fragiles ou âgées dont il faut s’occuper, pas même parce qu’il y aurait moins de pécheurs, non, il ne sera pas meilleur pour cela. Le monde sera meilleur quand plus nombreuses seront les personnes qui seront prêtes et auront le courage de concevoir le demain et de croire en la force transformante de l’amour de Dieu. Seul l’amour nous rend plus humains, plus complets.
Devant Jésus, n’ayez pas peur de lui ouvrir votre coeur, pour qu’il renouvelle le feu de son amour, pour qu’il vous pousse à embrasser la vie avec toute sa fragilité, avec toute sa petitesse, mais aussi avec toute sa grandeur et sa beauté. Que Jésus vous aide à découvrir la beauté d’être vivants et éveillés. Vivants et éveillés.
N’ayez pas peur de dire à Jésus que vous aussi, vous voulez prendre part à son histoire d’amour dans le monde, que vous pouvez faire plus !
Pape François (JMJ Panama – janvier 2019)

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